Certaines personnes, au bout de six mois, se réveillent, prétendent que vous leur manquez, puis se fondent à nouveau à la foule d’inconnus, à qui votre prénom n’évoque rien. Le manque, ce n’est pas ça. Ça revient le soir, souvent très tard quand il n’y a plus que vous et le noir. Ça revient en boucle, de plus en plus, de plus en plus fort. Ça finit par s’infiltrer dans vos pensées en permanence. Le manque, ça ne s’invite pas simplement tous les trente-et-un du mois. Ça s’incruste, ça laisse des traces, ça ruine la santé parfois. Le manque, c’est votre cœur qui ne veut pas s’endormir de peur d’oublier.